Au-delà de son rôle préventif, l’activité physique est de plus en plus utilisée dans la prise en charge globale de personnes affectées
par une maladie chronique (exercise therapy). Citons, à titre d’ exemples, les pathologies cardiologiques (hypertension artérielle,
troubles du rythme,...), métaboliques (diabète de type 2), pneumologiques (BPCO), locomotrices (lombalgies chroniques,
troubles musculo-squelettiques,...). Adaptée selon la pathologie et les capacités du patient, l’activité physique est souvent d’une
aide précieuse, tant pour compléter l’approche thérapeutique que pour réduire le risque de récidive.
Un autre objectif de l’exercise therapy est de minimiser le déconditionnement lié à la maladie ou aux effets secondaires de
certains traitements. Dans le cas de personnes atteintes d’un cancer, par exemple, la maladie et le traitement induisent très
souvent de la fatigue, une fonte musculaire, des troubles métaboliques et une diminution des capacités fonctionnelles pouvant
être à l’origine d’un cercle vicieux agissant de manière opposée à la spirale positive évoquée dans l'article précédent.
